lundi, 18 décembre 2006

La dernière

Voici la dernière note de ce blog (snif), ce fut court et simple et j’espère intense et marrant. J’ai pas voulu faire trop compliqué, en rajouter une tartine ou vous gaver de photos car je me ferai un plaisir de vous les montrer sur papier et vous les commenter de vive voix.
Je reviens de Bombay, une ville encore plus folle que Bangalore. 15 Millions d’Indiens et là ça fait vraiment beaucoup ! Nous nous sommes déplacé principalement en train et c’est toute une histoire, vive notre TGV. C’est très fun à l’occasion mais je plains ceux qui l’utilise au quotidien. Les portes sont grandes ouvertes, une trentaine de passagers par wagon, de quoi déborder au point où certains ont un pied à l’extérieur. Pour rentrer, attendre qu’une foule se jète sur la chaussée, faire des coudes puis se laisser porter par le mouvement qui cherche à rentrer. Une fois à l’intérieur, essayez d’attraper une sangle et s’accrocher pendant le voyage. Pour la représentation, imaginez vous à un concert de Jonny Hallidyday dans la fosse au moment ou il chante « que je t’aime », c’est énorme. Un ventilateur par mètre carrée et une odeur de renard crevé. C’est le moyen de transport le plus efficace pour se déplacer sur Bombay, le trafic routier est trop dense. L’air est humide, il fait chaud et la pollution m’empêche de respirer mais bon c’est comme ça. Pravin à fait de son mieux pour obtenir des rendez vous, nous sommes reçu par les secrétaires, notre interlocuteur est généralement en meeting de dernière minute, trois heures d’attente et c’est le prix à payer pour décrocher une commande. Le lendemain direction Surot pour rencontrer un technicien d’Essar steel, deuxième plus grand fabricant d’acier en Inde. Départ 5 heure du mat, 6 heure de route et chemin de terre pour arriver sur site. Cette entreprise s’est établie sur la cote pour faciliter le transport maritime. Tellement excentrée des villes, Essar steel à construit sa propre ville, des kilomètres d’installation, des résidences, des commerces, j’avais jamais vu ça. Bref 20 minutes d’entretien pour récupérer les contacts, quelques questions, une attaque de fils de yennes (communément appelé moustiques pour les débutants) et retour sur Bombay. Je vous raconte pas tout ce serait trop long, la prospection à l’Indienne : plus fort que moi, un travail de guerrier !
C’est pas grand chose mais sachez que j’ai vraiment apprécié vos commentaires, surtout lorsque l’on se retrouve à des milliers de kilomètres de chez soi, la moindre petite attention compte. Je voulais donc saluer tous ceux qui m’ont écrit, mon papa le premier qui, d’après les statistiques de mon blog, est le plus grand lecteur et le plus grand commentateur de ce blog ! ! (applause). Toujours d’après les stats, vous avez été 85 visiteurs uniques à raison de 5 à 10 visites par jour, ouahou !
Voilà, je viens de passer quatre mois en Inde, tout seul, comme un grand.
Un pays dont la culture, les habitudes, la consommation et les relations sociales sont, vous vous en doutez, très différentes de chez nous. Des fois à bout, souvent largué au début, j’ai pu apprécier mon séjour parce que finalement, l’Inde, c’est le pays où beaucoup, beaucoup d’endroits sont accessibles ! Je dis ça pour ceux qui hésiteraient à s’y rendre. Les préventions contre les maladies, l’hygiène et la coutume font souvent peur. C’est sur que ce n’est pas un pays aseptisé, l’eau manque un jours dans la semaine, les coupures d’électricité arrivent fréquemment, la seul position sexuelle légale est le missionnaire et les pauvres sans pied ou avec une main vous demande de l’argent mais sachez préparer votre voyages et ne pensez pas une seconde à vivre totalement à l’Indienne. Faut pas se la jouer roots en gros, enfin c’est ce que j’en dis. Il faut savoir profiter des temples, des lieux branchés, des autos, des restos, du service, des paysages en dehors des villes, des commerces et j’en passe. On se rend vite compte que l’on a beaucoup d’argent en arrivant ici. Pour deux semaines en Inde, prévoyez entre 2000 et 2500 euros tout compris avec billet d’avion A/R (soit 1 an de tabagisme…). Si possible partir avec quelqu’un qui connaît un minimum le pays pour éviter de vous faire avoir à tout les coins de rue. Tous le monde sait que vous avez plus d’argent et donc, normal, tous le monde cherche à en profiter. Ne partez pas sans savoir qui va venir vous cherchez à l’aéroport et dans quel hôtel vous allez passer la première nuit, n’hésitez pas à mettre le prix, la qualité de certains hôtels ne sont pas fait pour un style de vie Européen. D’ailleurs j’en profite pour en placer une petite « patriotique », ce voyage m’a permis d’apprécier mon pays à sa juste valeur. La qualité de vie Française est démesurée comparé à celle de l’Inde ou à d’autres pays du monde et on a tendance à trop vite l’oublier, se concentrer sur des trucs à la con et je pèse mes mots.
Ceux qui veulent venir travailler, je suis sur et certains que c’est aujourd’hui et maintenant qu’il faut le faire. Trouvez une boîte Française et faites une mission en Inde. Les contrats VIE ou expat sont vraiment intéressant car le pays est jugé difficile et vous serez toujours assister pour la moindre tache. Rien n’est établie encore ici, tout est possible, tout le monde est prêt à faire des affaires et il suffit de sortir un peu pour rencontrer les bonnes personnes.
Voilà de ce que je peux vous en dire, je suis resté seulement quatre mois, j’en connais qui sont la bas pour deux ans!
Une larme pour écrire ces derniers mots et des frissons en pensant à ce qui m’attend, j’arrive…